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Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?

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Les paysans avancent, le gouvernement recule, comment veux-tu, comment veux-tu  ?

Et pourtant… les paysans bio ont reçu leur compte à la fin de l’année ! Une vulgarité à peine masquée pour attribuer un CARTON ROUGE à une mesure qui est passée inaperçue ! Noël et les fêtes de fin d’année auront été une occasion rêvée pour faire passer un amendement prévoyant une réduction de 50% du crédit d’impôt aux agriculteurs convertis au bio.

Désormais, ce crédit d’impôt ne pourra excéder 2 000 euros, au lieu de 4 000 jusque-là ! Il faut savoir que ce crédit d’impôt constitue pourtant l’unique dispositif d’aide pour les petites exploitations biologiques.

credit impot agriculture bio

Une décision en parfaite contradiction avec les engagements du Grenelle de l’environnement :

La loi Grenelle prévoit dans son article 31 de “favoriser la production et la structuration de cette filière pour que la surface agricole utile en agriculture biologique atteigne 6% en 2012 et 20% en 2020.”

Avec un peu plus de 2% des surfaces agricoles en bio en 2010 selon les derniers chiffres, la France reste la lanterne rouge de l’agriculture bio européenne.

“Je ne convertis plus rien au bio”

Le quotidien Libération a publié cette semaine le témoignage d’un agriculteur en conversion bio qui a décidé de ne plus rien convertir…

«Je ne convertis plus rien en bio» ! Pour cet agriculteur francilien, l’avenir de son exploitation est en suspens ! Depuis deux ans, il a fait passer 50 de ses 238 hectares, situés sur le plateau de Saclay en Essonne, en agriculture biologique. Et comptait convertir la totalité de ses terres. «Mais on ne peut pas piloter à vue, sans savoir quelles aides on recevra l’année prochaine… Pour l’instant, je ne convertis rien de plus en bio.»

Si cet agriculteur n’a guère de souci à se faire (l’essentiel de ses aides finacières viennent des aides aux surfaces), il fait remarquer à juste titre que l’instabilité des décisions gouvernementales posent problème.

Un véritable recul qui risque de faire hésiter les agriculteurs qui se posent encore la question de la conversion ou qui étaient sur le point de se convertir au bio.

Les associations se révoltent

Des associations telles que  la Confédération paysanneNature et progrès et la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FANB), s’indignent également envers ce qu’elles estiment être «une mesure drastique à l’échelle des fermes» contre un «crédit d’impôt qui avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu.»

Pour la Fnab, quinze exploitations agricoles se convertissent au bio chaque jour en France. Une dynamique qui pourrait être divisée par deux avec ce nouvel amendement !

Le gouvernement persiste et signe

Si la mesure est passée inaperçu, la grogne des associations s’est bien fait sentir, et le gouvernement a tenu à réaffirmer ses engagements pour l’agriculture biologique via un communiqué commun des ministères de l’Écologie et de l’Agriculture daté du 5 janvier 2011. Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet veulent rassurer en rappelant que les aides européennes et de l’État permettront d’”accompagner” la production biologique française. Ils ont souligné que la France bénéficiera d’une augmentation de 18% des aides de la PAC (Politique agricole commune) qui s’élèveront à 84 millions d’euros (conversion et maintien) en 2011 contre 71 millions en 2010.

L’agriculture biologique : une solution durable

Rappelons que l’agriculture biologique est une pratique moderne, propre, durable :

  • bénéfique pour notre environnement,
  • bénéfique pour notre santé
  • bénéfique pour la création d’emplois non délocalisables.

Casser une dynamique de développement encore fragile va inévitablement freiner la montée en puissance d’une chaîne vertueuse, capable de répondre aux défis actuels…

La demande de produits bio augmente, mais sans producteur, que faire ?

Les français veulent plus de produits bio et on est en droit de se demander ce qu’il va rester au marché Bio français pour s’approvisionner ? L’importation (la France importe déjà 40 % des produits bio consommés) ? Est-ce vraiment une solution souhaitable et pérenne ? En aucun cas !

Ne serait-il pas plus cohérent d’encourager la production biologique locale ?

Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’économie revoit sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle !

Nous aussi !

mon panier bio et les eco-informateurs

Retrouvez cet article sur :

Ils en ont aussi parlé :

6 janvier 2011 |

La consommation locale a la pêche : demain tous locavores ?

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C’est le cabinet Cegma Topa, qui nous livre ce bilan au terme de 2 enquêtes réalisé en 2009 et 2010 auprès de consommateurs en français. Nous serions tous un peu locavores si l’on en croit les résultats obtenus…

Manger local : nouvelle tendance de consommation

Manger local : nouvelle tendance de consommation

Mettant en parallèle les résultats des 2 années,

« plus de Français s’approvisionnent directement chez les producteurs locaux » !

Ils sont 73 %, nous dit l’enquête de 2010, contre 68 % l’année précédente, et l’agence estime qu’ils seront 80 % à consommer des produits locaux à l’avenir. En effet, près de 16 % des Français ne consommant pas de produits locaux se disent prêts à changer leur mode d’approvisionnement.

Près de 96 % des consommateurs se rendent sur les marchés pour être au contact des producteurs (la relation humaine, y’a qu’ça d’vrai), et 30 % se rendent directement à la ferme !

C’est dommage que l’enquête ne mentionne pas les autres modes d’approvisionnement en circuits court comme les AMAP, les Réseaux Cocagne ou les distributeurs de paniers de fruits et légumes organisés en sociétés. Peut-être que l’année prochaine ces données seront prises en compte !

A ce jeu, le vin est le mieux loti (15,6 % des Français l’achètent directement chez le producteur), suivi par les produits de crémerie (lait, œufs, fromage).

Le caractère bio de ces produits de proximité ne semble pas un critère de choix pour les consommateurs, d’après l’enquête, puisque plus de 60 % des « locavores » achètent indistinctement des produits bio et non bio, souligne l’enquête….

Par ailleurs, « la diffusion récurrente du conseil “Manger 5 fruits et légumes par jour” semble porter ses fruits puisque 1 Français sur 2 a cette règle alimentaire à l’esprit », souligne Cegma, soit « une progression de 10 points par rapport à 2009 ».

L’enquête a été réalisée auprès de 503 individus sur l’ensemble du territoire, du 20 au 27 mai 2010.

2 novembre 2010 |

Fruits et légumes bio 70% plus cher : biocoop invite les consommateurs à mieux comprendre ce marché

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Décidément l’enquête de Famille Rurale ne fait pas l’unanimité… Après Interfel qui plublie un communiqué contestant cette enquête, c’est biocoop qui m’envoie un éclaircissement sur la situation du marché des Fruits et légumes bio. Je vous le livre en l’état ces précision fortes utiles :

biocoopSuite a? l’e?tude de Familles rurales qui concerne les fruits & le?gumes bio, Biocoop souhaite rappeler des e?le?ments que ce document ne pre?cise pas. Face a? un tel sujet, Biocoop souligne l’importance pour les consommateurs d’avoir une meilleure connaissance des enjeux de l’agriculture biologique et plus particulie?rement de la re?alite? du marche? des fruits & le?gumes afin de comprendre une telle e?tude.

Une e?tude a? ponde?rer

La pe?riode de comparaison des prix est trop courte et n’est donc pas suffisamment significative.

« Le marche? des fruits & le?gumes est en fluctuation quotidienne. La saisonnalite? des produits, les volumes de production et les conditions climatiques sont des parame?tres qui influent sur les prix et ce, tous les jours » explique Marc Heber, Directeur secteur fruits & le?gumes de Biocoop.

La me?te?o est un e?le?ment de?terminant dans la production de fruits & le?gumes bio. Pourtant, l’e?tude ne prend pas en compte les conditions me?te?orologiques de 2010, des conditions qui ont e?te? tre?s difficiles pour l’agriculture biologique (gele?es et froid tardifs, pluie insuffisante).

« En production biologique, les le?gumes et les fruits sont en plein champ ou dans des abris de?pourvus de moyens de forc?age. Ils sont bien plus soumis aux ale?as climatiques que les productions conventionnelles, souvent sous serres chauffe?es et hors sol. Les fluctuations de la consommation et le jeu de l’offre et de la demande s’ope?rent en de?faveur des producteurs » reprend Marc Heber.

Une enque?te porte?e sur une saison comple?te, pendant 2 ou 3 ans, eu?t e?te? alors plus pertinente. Elle aurait probablement re?ve?le?e une diffe?rence de cou?t plus insignifiante.

La consommation de produits bio : des enjeux d’e?quite?, de solidarite? et environnementaux qui ont une valeur

La consommation de produits bio est avant tout une consommation responsable qui prend en conside?ration des facteurs environnementaux et humains.

Le juste prix

En amont du prix final, il y a le cou?t de revient du produit a? la charge de celui qui le produit : l’agriculteur. L’agriculture biologique exige beaucoup de main d’œuvre et un savoir faire pre?cis qui me?ritent, comme toutes compe?tences, d’e?tre re?mune?re?s a? leur juste valeur.
Des coope?ratives comme Norabio ou des re?seaux de distribution comme Biocoop attachent une importance particulie?re a? la juste re?mune?ration du producteur afin que celui–ci puisse vivre de?cemment de ses productions.

« L’agriculture biologique ne prendra pas le me?me chemin que l’agriculture conventionnelle ! Aujourd’hui, un agriculteur en conventionnel ne peut plus vivre de sa production – brade?e au profit des grands distributeurs- mais doit compter sur les aides et les subventions de l’Etat pour survivre. » commente Marc Paugam, Directeur de l’APFLBB (Association des Producteurs de fruits et de le?gumes biologiques bretons).

Vincent Lestani, Directeur de la CABSO (Coope?rative des Agriculteurs Biologistes du Sud Ouest) ajoute :

« La moitie? des agriculteurs vivent avec moins que le SMIC. Alors que le ro?le du paysan est de plus en plus marginalise?, la bio propose une alternative qui repose sur des enjeux de partage. La bio qui emploie une main d’œuvre de longue dure?e et moins saisonnie?re, contribue aussi au maintien d’un tissu social en milieu rural.»

Un consommateur dupe?

Avec leurs pratiques de prix bas, les grands distributeurs font croire aux consommateurs qu’il est possible de payer fruits & le?gumes en dessous de leur prix de revient, sans qu’il n’y ait aucune conse?quence. Les consommateurs sont alors de?connecte?s du prix re?el.

Les cou?ts cache?s du conventionnel

Nappes phre?atiques pollue?es, abeilles en voie d’extinction, pesticides inhale?s par les producteurs et disperse?s dans l’environnement, des OGM dans les aliments…Face a? ces conse?quences, des mesures sont prises et mises en place que les producteurs mais surtout les consommateurs payent indirectement par leurs impo?ts.
La facture sur l’environnement et la sante? est lourde !

Des mesures concre?tes pour baisser vraiment les prix de la bio ?

La production biologique est encore insuffisante en France pour re?pondre a? la demande des consommateurs. Il faut donc de?velopper l’agriculture biologique pour que les prix baissent sans pour autant le?ser les producteurs.
Le Grenelle de l’Environnement a fixe? un objectif de 6% de la SAU (surface agricole utile) exploite?s en agriculture biologique pour 2010. A moins de 5 mois de l’anne?e 2011, seuls 2,5% de la SAU lui sont de?die?s.

Soutenir la conversion pour de?velopper l’agriculture biologique

Pour un agriculteur, e?tre en conversion* est un pari sur l’avenir : il investit et s’investit tandis que sa production ne pourra e?tre vendue comme production biologique (il faut attendre 3 ans).
Pour lever ce frein et inciter a? la conversion, des aides et des subventions conse?quentes doivent e?tre de?bloque?es par l’Etat et les organismes concerne?s.

« Avec Horizon 2012, le Ministe?re de l’alimentation, de la pe?che et de l’agriculture a estime?, pour 2010, a? 29 M d’euros, une enveloppe destine?es aux aides a? la conversion et au maintien a? l’agriculture biologique. Or, il faudrait moins soutenir l’agriculture intensive polluante et ge?ne?ratrice de cou?t environnemental pour la socie?te? (pollution des nappes phre?atiques, d’appauvrissement socie?tal de?sertification rurale), inse?curisant pour le consommateur (re?sidus de pesticide) au profit de l’agriculture biologique qui apporte une re?ponse concre?te a? ces trois proble?mes. » explique Vincent Lestani.

Biocoop, acteur militant et engage? depuis 25 ans pour le de?veloppement d’une agriculture biologique, souligne que vendre et consommer sont des actes responsables qu’un prix devrait illustrer au mieux. Plus particulie?rement lorsqu’il s’agit de produits qui impliquent le travail de femmes et d’hommes qui vivent d’une production ale?atoire.

* Etre en conversion : passer de la pratique d’une production conventionnelle a? celle d’une production biologique

27 août 2010 |

Des paniers bio à la carte en bord de route ! Angoulème

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Des paniers bio sur le bord de la route à Angoulème

Des paniers bio sur le bord de la route à Angoulème

L’association d’insertion EN.F.IN vous propose ses productions maraîchères dans le cadre de son chantier d’insertion maraîchage.
Crée en avril 2006, le chantier maraîchage permet actuellement d’employer 20 jeunes en contrat d’insertion à 24 heures encadrés par deux chefs de chantier. Le maraîchage mêle rigueur, régularité et convivialité et inscrit les jeunes ainsi que les adhérents dans une démarche d’économie sociale et solidaire. Avec des objectifs et des valeurs comme le partage, le respect de la terre et des hommes par la culture naturelle, l’aide à l’insertion professionnelles des jeunes en difficultés, la valorisation du travail, la contribution au développement durable…
L’association est dans une démarche de certification BIO, les légumes sont cultivés de manière traditionnelle et dans le respect de la nature. Leur fraîcheur est un gage de qualité, de saveur et de conservation.

Des fruits et légumes bio sur le bord de la route à Angoulême

Après tout ça, l’association n’est pas en manque d’idée et propose cet été son étal de fruits et légumes bio installé bd de Bigorre (rond point de Girac, prendre direction Puymoyen, dans la montée après le radar !)

Trois jeunes se relayent du lundi au vendredi de 8h30 à 15h45 pour vendre fruits et légumes bio issus des surplus de production.

Relayée par le blog de la conseillère municipale verte Madeleine Labie, l’opération confirme en tout cas une dynamique sur la ville.

  • haricots 4 € / kg
  • tomates 2 € / kg
  • tomates cœur de bœuf 2,5 € / kg
  • 1 concombre 1,3 €
  • 2 concombres 1,5 €
  • courgettes 1 € / kg
  • aubergines 3 € / kg
  • salades 1 €
  • pommes de terre petites 1 € / kg
  • pommes de terre grosses 2 € / kg
  • herbes aromatiques 0,9 € la botte

et encore des poivrons, oignons, patissons, courges spaghetti…

Site Internet de l’association ENFIN : www.enfin16.fr

La fiche de l’association ENFIN sur le site mon panier bio

27 juillet 2010 |

Bio : la guerre des prix !

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fnab-prix-du-bioCommuniqué de presse de la FNAB :

La bio, victime collate?rale de la guerre commerciale entre ge?ants de la grande distribution?

La majorite? des enseignes de la grande distribution et du hard discount proposent aujourd’hui des gammes de produits biologiques. Pour cela, certaines se sont lance?es dans une bataille commerciale afin de proposer des prix toujours plus bas… Quelles seront les conse?quences pour les consommateurs et les producteurs ? La Fe?de?ration Nationale d’Agriculture Biologique des re?gions de France tire la sonnette d’alarme.

Explications.
L’enseigne Auchan a lance? l’offensive en proposant depuis mai dernier 50 aliments bio a? moins d’1 euro. L’enseigne Leader price (groupe Casino) a re?pondu en re?alisant une campagne publicitaire la positionnant moins che?re que deux enseignes nationales sur un panier de 29 produits. Leclerc a attaque? a? son tour en lanc?ant un site internet visant a? comparer les prix des produits bio de marques nationales ou distributeurs.

Cette strate?gie, qui n’est pas poursuivie par toutes les enseignes, s’appuie sur la croissance continue des achats de produits biologiques y compris en temps de crise, une tendance significative d’une modification des habitudes alimentaires des consommateurs. Si moins de 50% des produits bios sont achete?s en GMS, il s’agit de capter une cliente?le croissante et de surfer dans le me?me temps sur la vague de la « consommation responsable ».

Comment de?s lors ne pas souscrire aux messages de « de?mocratisation » de la bio porte? par les « lois naturelles » de la concurrence e?conomique ? Si cette bataille commerciale est avant tout une ope?ration publicitaire, elle s’appuie sur des me?canismes de?ja? subis par les paysans qui pourraient bien avoir des conse?quences destructrices sur la filie?re bio. Il faut se souvenir que la «guerre des prix» commence?e dans les anne?es 70 a profonde?ment modifie? le syste?me agro-alimentaire avec la double concentration des fournisseurs et des distributeurs. Voudrait-on aujourd’hui, a? la faveur d’une nouvelle crise e?conomique, appliquer cette strate?gie implacable a? la bio ?

A un objectif “du plus bas prix” il faut substituer un objectif du “juste prix” dans l’inte?re?t de toutes les parties prenantes : citoyen, producteurs, transformateurs et distributeurs. Les enseignes qui lancent la guerre des prix de la bio sans autre forme de conside?ration pour les enjeux e?conomiques, environnementaux et sociaux d’une telle strate?gie, portent une responsabilite? importante dans la fragilisation de la filie?re dans son ensemble.

D’autres me?canismes sont possibles, comme le de?montrent plusieurs expe?rimentations mises en place entre des groupements de producteurs bio et des enseignes de distribution spe?cialise?es (outils de planification des cultures et de lissage des prix). Face a? leurs besoins d’approvisionnement qualitatif, des enseignes de la grande distribution contribuent aussi a? la structuration de filie?res durables assurant une juste re?mune?ration des producteurs. Ces de?marches, au plus pre?s des territoires, visent des objectifs indissociables de qualite? des produits, de se?curite? des approvisionnements, de re?mune?ration des producteurs et de rationalisation des cou?ts (du mode de production aux questions logistiques).

Face a? la crise structurelle de l’agriculture provoque?e notamment par les logiques e?conomiques de la GMS, la loi de modernisation de l’agriculture adopte?e le 13 juillet dernier pre?voit le de?veloppement des contractualisations et cre?e?e un observatoire des marges et des prix. A l’occasion de l’examen du projet de loi a? l’Assemble?e nationale, Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture, a e?te? clair sur cette logique destructrice : « Comment accepter que les producteurs soient syste?matiquement la variable d’ajustement de la filie?re commerciale en France ? Comme si on pouvait toujours tirer le prix le plus possible vers le bas, comme si on pouvait oublier que la qualite? du produit, la se?curite? sanitaire et le respect de l’environnement ont un cou?t pour nos producteurs et que c’est les producteurs qui payent pour cela (…) ».

Si la re?gulation du syste?me agro-alimentaire est en effet ne?cessaire, les rapports de force e?conomiques e?tablis ne seront pas remis en cause par cette loi. La bio, dont les spe?cificite?s n’ont pas e?te? prises en compte dans ce texte, doit continuer a? proposer de nouvelles alliances objectives entre citoyens, producteurs et les acteurs e?conomiques de la transformation et de la distribution. Ces innovations socio- e?conomiques ne pourront se pe?renniser que par une forte volonte? du consomm’acteurs et la multiplication des de?marches des enseignes en ce sens. Les paysans bios n’imaginent pas de?velopper la bio autrement que dans des nouveaux rapports sociaux qui pre?servent l’inte?re?t et le revenu de chacun des acteurs de la filie?re.

Un autre type d’e?conomie et de rapports sociaux sont possibles, qui veut y travailler ?

Plus d’info sur le site de la FNAB

21 juillet 2010 |

Paris vert : le magazine Géo recherche des témoignages

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geoPour un dossier spécial “Paris Vert” à paraitre en septembre 2010, le magazine Géo recherche une famille “écolo” vivant à Paris ou en région parisienne, qui appliquerait un maximum de gestes écologiques (transports en commun et tri des déchets bien sûr, mais aussi des pratiques plus “poussées”…

Si vous êtes motivé pour témoigner de votre quotidien d’écolo modéré ou convaincu aux lecteurs de Géo, vous pouvez contacter dès maintenant Laure au 01 44 90 65 28 ou ldubesse@prisma-presse.com

3 juillet 2010 |

Des fermes bio alsaciennes vous ouvrent leurs portes !

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printemps bio alsace

printemps bio alsace

Jusqu’au 15 juin prochain, profitez du printemps bio en Alsace !

Au programme du printemps bio en Alsace pour les jours à venir :

12 juin à WOLXHEIM

Biodiversite? et Vins au domaine LISSNER
Promenade dans les vignes, herborisation, de?gustation
En fin de reconversion a? l’agriculture biologique, nous recherchons depuis 2002 l’e?quilibre et la sante? de nos 5000 pieds de vigne par des pratiques agronomiques base?es sur la connaissance et le respect du vivant, entre flore et faune sauvage, spe?cifiques a? chaque terroir, qui se succe?dent au rythme des saisons.
En cave e?galement nous poursuivons notre que?te de vins authentiques. Depuis le mille?sime 2007, ni chaptalisation, ni levurage, ni enzymage ou acidification…. Notre seul intrant reste les sulfites que nous nous efforc?ons de re?duire au minimum. Des raisins cueillis mu?rs, de?pose?s entier dans le pressoir et des fermentations spontane?es pour des vins qui restent type?s et conformes a? leurs origines.

  • Animations Printemps Bio :

Samedi 5 et samedi 12 juin, 14h a? 18h. Gratuit, ouverture a? tout public, parcours fle?che?
Inscription limite?e a? 40 personnes, te?l. 03 88 38 10 31 ou info@lissner.fr
Contact ANIMATION I Bruno SCHLOEGEL / 03 88 38 10 31 / e-mail : info@lissner.fr / site : www.lissner.fr /

12, 13 & 14 juin à WETTOLSHEIM

Domaine STENTZ-BUECHER, 21 rue Kleb, 68 920 WETTOLSHEIM
Portes ouvertes au domaine Stentz-Buecher
Un nouveau rendez-vous de?sormais fixe? au second week-end de juin. Un moment agre?able dans la convivialite? et la bonne humeur lors des portes ouvertes sur ces 3 jours. Durant ces portes ouvertes, nous accueillerons quelques producteurs locaux en culture biologique (miel, confitures, jus de pommes et autres produits transforme?s).
Pour l’organisation du de?jeuner de dimanche merci de nous confirmer votre pre?sence par courrier, accompagne? de votre re?glement, pour le 10 juin.

  • Animations Printemps Bio :

Samedi 12 juin, a? partir de 16h : De?gustation comple?te et commente?e, visite de Cave, tartes flambe?es, animation musicale jusqu’a? 22h. Dimanche 13 & lundi 14 juin, a? partir de 11h30 : ape?ritif. – Les ATELIERS DES 4 ELEMENTS par Henri Gagneux – Restaurant La Palette a? Wettolsheim.
Prix : 30,00 euros par personne. – Visite de Cave et de?gustation commente?e. – Tartes flambe?es tout au long de la journe?e du dimanche.
Contact ANIMATION I Domaine STENTZ-BUECHER / Te?l. : 03 89 80 68 09 / Fax : 03 89 79 60 53 / e-mail : stentz-buecher@wanadoo.fr / site : www.stentz-buecher.com

20 juin à URBEIS

Ferme Humbert, 83 rue Principale
La Ferme Humbert
Pour ses vingt ans, la ferme Humbert vous ouvre ses portes.

  • Animations Printemps Bio :

Portes ouvertes le 20 juin 2010, de 10 heures a? 18 heures. Possibilite? de pique-niquer sur place, cre?pes sale?es et sucre?es, glaces. Marche? paysan. Expositions : 20 ans d’agriculture bio en montagne • Pre?sentation de l’Association Foncie?re Pastorale • Un artiste vous pre?sentera des tableaux «nature».
Marche? & Promenade : Chemin du patrimoine : «Urbeis une histoire de temps», marche destine?e aux bons marcheurs, pre?voir 2 heures. Acce?s au Cha?teau du Bilstein • Promenade sur le «Chemin des Aviats», accessible depuisla ferme, tre?s belle vue sur le village. Pre?voir 1h30. Animations : De?couverte du feutrage de la laine, atelier pre?vu a? 11h, 14h, et 16h avec Sandrine Cardon • Ballades a? dos d’a?nes avec la Ferme de la Fontaine ( Fouchy) • Interme?des musicaux.
Contact ANIMATION Ite?l.:0388570600/re?p.0388573333/ e-mail : biofermehumbert@wanadoo.fr / site : www.biofermehumbert.com

Liste des marchés paysan biologique en Alsace

  • LES VERGERS d’ARLETTE : jus de pomme, eaux de vie, pommes se?che?es, vinaigre de pommes, confitures, etc.
  • DOMAINE YVES AMBERG : vins d’Alsace biologique.
  • GAEC DES 3 CHENES Wintersbourg : fromages che?vres, vaches,saucisses, pa?te?s, etc.
  • LA FERME AUX SEPTS GRAINS – Daniel Starck : pains bio au levain cuits au feu de bois.
  • ANNE ET NICOLAS PAULEN : confitures.
  • HARTMANN REMY – Altwiller : yaourts.
  • SOLAZ BERNARD – Illkirch : condiments, confits d’ail, tapenades, pa?te? ve?ge?tal, etc.
  • SA?GEREI HANBUCH – AIO : planches a? de?couper, objets divers (bois).
  • AQUATIRIS : toilettes se?ches, phyto e?puration, etc. • ROUH PIERRE : plants de le?gumes.
  • LES ASTUCES DE LA NATURE : fabricant de chapeaux, bijoux en bois.
  • NATURE AROMATIQUE : production et transformation de plantes aromatiques et me?dicinales.
  • KURT DES BESENMACHER : fabricant de balais-brosses, etc. Et sous re?serve stands de le?gumes-vin-laine de mouton etc….

Printemps BIO 2010

Actions des restaurateurs a? l’occasion du Printemps Bio en Alsace :

  • Restaurant La Parenthe?se 26 rue de la Justice, 68100 Mulhouse
  • Restauration Bio • Cave Au Mille?sime 7 rue du temple Neuf, 67000 Strasbourg, 03 88 22 30 20
  • Pre?sentation vins bio • Cave Vinum Nature 1 rue de Bischwiller, 67410 Drusenheim, 03 90 55 65 91
  • Pre?sentation vins bio • Restaurant Villa Rosa 4 rue Thierry Schoerre?, 68410 Trois Epis, 03 89 49 81 19
  • Restauration Bio • Domaine Becker route d’Ostheim, 68340 Zellenberg, 03 89 47 90 16
  • Repas caritatif bio accompagne? de vins du domaine, portes ouvertes de la cave

Les action du printemps bio en Alsace sont organisée avec l’aide de l’OPABA

Cre?e?e en 1980, l’OPABA est l’Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique en Alsace. L’OPABA est aussi un syndicat professionnel qui rassemble tous les agriculteurs biologiques et biodynamiques alsaciens. Il est e?galement ouvert aux transformateurs et distributeurs de la filie?re biologique alsacienne. La vocation de l’OPABA est de de?velopper une agriculture biologique de qualite? ouverte
a? tous. Le but de l’OPABA est d’organiser, promouvoir et de?velopper l’agriculture biologique en Alsace. Pour atteindre son but, l’OPABA s’est fixe?e plusieurs objectifs :

  • Ame?liorer la production biologique re?gionale sur le plan quantitatif et qualitatif.
  • Accompagner et de?fendre les inte?re?ts e?conomiques, juridiques et moraux des producteurs qui pratiquent l’agrobiologie.
  • Mieux structurer la filie?re.
9 juin 2010 |

Pourquoi j’ai changé de panier bio ?

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Revue de presse avril 2010

Témoignage d'un amapien sur Planète 89

Témoignage d'un amapien sur Planète 89

Dans un article de Planète 89, un amapien témoigne “Pourquoi j’ai changé de panier bio ?

(…)On fait les courses pour vous

Le système idéal ? Un inconvénient tout de même : certains produits viennent de loin. Ils sont le plus souvent produits en France, c’est-à-dire beaucoup moins loin que la plupart des « légumes-freaks » vendus au Monop. Pour autant, en termes d’empreinte écologique, ce système est clairement moins efficace que feue mon Amap en raison du carburant utilisé pour le transport des marchandises.

Quoiqu’il en soit, Amap ou panier bio, s’émanciper de sa visite hebdomadaire au supermarché en choisissant de se fournir via ces circuits revêt des avantages collatéraux formidables.

L’un des plus agréables est que grâce à votre panier de légumes, vous aurez l’impression que l’on fait les courses pour vous. Une fois vos produits non-périssables stockés (pâtes, farine, lait, etc), presque plus besoin de remettre les pieds au supermarché. Qui vous a dit qu’être écolo était contraignant ? (…)

Bien entendu, mon-panier-bio.com est cité en référence pour trouver son distributeur de fruits et légumes dans sa région…

Lire le témoignage complet à cette adresse : http://www.rue89.com/planete89/2010/04/29/marre-du-chou-pourquoi-jai-change-de-panier-bio-149387

Des commentaires intéressants…

30 avril 2010 |

Mon panier bio interviewé dans FranceSoir

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Revue de presse mon panier bio Avril 2010

FranceSoir et mon-panier-bio.comLa vérité sur les produits bien de chez nous

(…)Petit producteur
« A part le syste?me des Amap ou des Jardins de Cocagne qui garantissent la trac?abilite? des produits, c’est tre?s difficile de se repe?rer aujourd’hui dans l’offre de paniers », constate Nicolas Klein. Cet informaticien a lance? Mon-panier-bio.com, un portail proposant de re?fe?rencer les paniers bio ou locaux. Le site regroupe de?ja? plus de 200 distributeurs en France. « Face au client qui veut de la varie?te? dans son panier, certains acteurs ne respectent pas le principe du petit producteur franc?ais et comple?tent leur approvisionnement ailleurs » de?plore Nicolas Klein. (…)

NDLR : Que faire face aux demandes des consommateurs ?! En tout cas, n’hésitez pas à poser vos questions au distributeur avec lequel vous souhaitez vous engager, je suis sur qu’il se fera un plaisir d’y répondre 😉

Lire l’article complet à cette adresse : http://www.francesoir.fr/conso/la-verite-sur-les-produits-bien-de-chez-nous

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2 avril 2010 |

Les produits bio en grande surface : trop cher !

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panier bio grande surfaceL’association de consommateurs UFC-Que choisir a publié hier une enquête sur le prix des produits bio en grande surface… Un constat affligeant !

Plus de 1600 magasins ont été passé au crible pour arriver au constat qu’outre le faible nombre de produits proposés, c’est surtout le prix qui rend ces produits bio inaccessibles. Le panier de produits bio à marques de distributeurs (MDD) est 22 % plus cher que le panier de marques nationales conventionnelles. Pire, il est 57 % plus cher que le panier de MDD non bio.

Si une partie de cet écart peut se justifier en toute bonne foi par le fait que les modes de production en agriculture biologique sont plus contraignant et plus couteux (pas de pesticides, pas d’engrais, rendement moindre…), dès qu’un produits se transforme, la filière bio met en avant qualité des ingrédients et des recettes permettant ainsi d’augmenter les prix…

D’autres raisons expliquant ces écarts sont en revanche inadmissibles. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la PAC est historiquement lié au rendement à l’hectare, ce qui avantage les modes d’exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget.

La grande distribution contribue également à renchérir les fruits et légumes Bio. Alors que la marge est en moyenne de 50 centimes d’Euro pour les pommes standard, elle atteint 1,09 euros pour les pommes Bio. Quant aux carottes, leur marge passe de 80 centimes en conventionnel1 à 1,33 euros pour le Bio !

Le marché des produits biologiques ne doit pas rester un marché de niche, réservé aux ménages les plus aisés, il faut le démocratiser ! En effet, l’objectif de tripler les surfaces cultivées en bio défini par le Grenelle de l’environnement, ne pourra être atteint que s’il est relayé par une augmentation parallèle de la demande des consommateurs.

L’association UFC Que Choisir exige :

  • Un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique.
  • Que la grande distribution rende le bio accessible au plus grand nombre, en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu’elle applique aux produits conventionnels.
  • Que l’Observatoire des Prix et des Marges éclaire la formation du prix des produits biologiques.

Source : www.quechoisir.org

Illustration : grinfen – Fotolia.com

27 janvier 2010 |
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