Denrées alimentaires: un nouvel étiquetage en vue
Par Nicolas • 4 juil, 2009 • Catégorie : A la Une !, Actualités & Évènements, Alimentation bio
L’Union Européenne souhaite clarifier la qualité et la provenance des produits alimentaires…
Dans un avenir qui n’est peut-être pas si lointain, les Européens pourront connaître l’origine de la farine composant le pain qu’ils achètent.
L’UE envisage d’étendre l’étiquetage des denrées alimentaires au lieu de production. Cette décision fait suite à une consultation publique portant sur la qualité des produits agricoles. Les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs se sont ainsi massivement exprimés en faveur d’une plus grande utilisation de l’étiquetage indiquant le lieu de production.
Ce type d’étiquetage indique le lieu de récolte, et non de transformation, du produit. Il est déjà obligatoire pour certaines denrées alimentaires vendues dans l’UE, comme le bÅ“uf non transformé, la volaille, les fruits, les légumes, les Å“ufs, le miel, le vin et l’huile d’olive.
Dans une communication où elle expose son point de vue, la Commission Européenne indique qu’elle tiendra compte des préoccupations des transformateurs et des détaillants, qui craignent d’avoir beaucoup de mal à retrouver l’origine des ingrédients contenus dans les produits transformés.
Les exigences imposées par l’UE aux agriculteurs comptent parmi les plus strictes au monde. Toutefois, de nombreux consommateurs remettent en cause la qualité des produits venant de pays n’appartenant pas à l’Union européenne, surtout depuis les mouvements de panique provoqués ces dernières années par des problèmes de sécurité alimentaire touchant des produits importés.
Les agriculteurs européens apprécient les étiquettes parce qu’elles rendent leurs produits plus attrayants sur le marché européen et mondial. Nombre d’entre eux voudraient un étiquetage encore plus précis qui indiquerait la région de production.
La communication appelle également à des changements afin de mettre un terme à la confusion engendrée par la prolifération d’autres types d’étiquetage. De nombreux pays, producteurs et détaillants ont ainsi adopté des systèmes d’étiquetage différents de ceux utilisés dans l’UE.
La Commission souhaite supprimer l’étiquetage servant à identifier et à protéger la dénomination des produits traditionnels, car il n’y a eu que vingt dénominations enregistrées depuis son instauration en 1992. Celles-ci comprennent un petit pâté finlandais traditionnel, de la mozzarella produite selon la tradition italienne et quelques bières belges.
L’étiquetage concernant l’origine géographique d’un produit devrait également être revu. Parmi les produits portant ce logo figurent le camembert de Normandie (France), le jambon de Parme (Italie), l’huile d’olive de Kalamata (Grèce), le bÅ“uf écossais (Royaume-Uni) et la saucisse de Nuremberg (Allemagne).
Entre-temps, un logo destiné à être apposé sur les produits biologiques est en cours de conception. Prévu pour entrer en vigueur en 2010, il sera obligatoire pour tous les produits vendus dans l’UE sous l’appellation «biologique».
Aucune date n’est annoncée pour le moment…
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